jeudi 21 mars 2019
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Une Citroën traction cabriolet 15.6 a été adjugée 612.400 euros

En 1939 Pierre-Jules Boulanger, PDG de Citroën, n’affectionne pas les voitures décapotables, seulement cinq coques de cabriolets 15 seront fabriquées et une seule sera frappée d’un numéro de série. La 680 959 est destinée à madame Michelin dont le mari Pierre, précédent patron de Citroën, est décédé en 1937 au volant d'une 15. Elle est vert olive avec une sellerie rouge.

La voiture est accidentée et réparée dans les années 40. La propriétaire s’en sépare et la 15 traverse l’atlantique dans les années 50 ou elle est américanisée.

En 1997, le collectionneur Hollandais Nico Michon l’achète et la fait restaurer dans sa livrée d’origine.

Une deuxième coque sera déstokée, numérotée et montée en 1946.

La 15.6 vendue ce 15 mars, aux enchères à Fontainebleau par un commissaire priseur, n’est pas une Citroën mais une carrosserie suisse Worblaufen qui en a fabriqué deux exemplaires en 1948 et treize en 1949. Langenthal un autre carrossier suisse en a produit deux.

Des anciennes au salon de Genève

Les constructeurs automobiles semblent avoir enfin compris que les voitures anciennes peuvent être un atout publicitaire pour vendre les nouveaux modèles.
Au salon de Genève 2015 Fiat produit une 500 Vintage, Alfa Roméo a sorti de son musée un spider 1900 C des années 50, une ancienne pour attirer l'acheteur vers le nouveau 4C hors de prix. Citroën n'est pas en reste, une DS des années 70 trône au milieu de la nouvelle génération du même nom.
Le fabricant allemand BORGWARD y expose l'Isabella de 1959 dont il va relancer, à Stuttgart, la production avec des capitaux chinois.